La mode, je n’y comprends rien

La mode : je n'y comprends rien

Lisa Sorce
Lisa Sorce

La critique est mon mode d'expression

Après une petite semaine d’échange avec mes contacts instagram (via mes storys) au sujet de la fashion week, j’ai pu constater qu’une question revenait sans cesse: « pourquoi? ».  Cette interrogation s’exprimait différemment, et prenait la forme d’une constatation désabusée « je ne comprends rien » ou encore, « je ne les suis plus ».

Une image se mettait invariablement devant mes yeux lorsque je pensais à ce système de la mode. La vacuité du terme « système » communique sur ce vide intersidéral qui caractérise la valeur du mot mode.  Mais revenons à cette image : je vois un chien qui court au premier mouvement de balle s’empressant de détaler pour la ramener sous le regard ébailli du maitre qui ne sait faire autre chose que sourire face à la bêtise de l’animal qui canalise toute son énergie pour une action répétitive et dénuée d’interêt. La mode c’est un peu ça : nous mortels et profanes, sommes ces chiens endimanchés assistant aux défilés directement ou via internet(ceux la sont les chiens galeux) nous empressant de claquer notre pognon pour porter cette dernière tendance qu’il nous aura fallu voir sur la toile, portée par les starlettes du web pour déclencher chez nous un intérêt.

Le soucis étant que cette fois-ci, la balle a été envoyée un peu trop loin. Elle a probablement franchi le mur du son. J‘en tiens pour preuve un créateur comme Palomo Spain, jeune griffe espagnole qui a fait l’ouverture de la Fashion week parisienne. Accoutrement curieux, silhouette se rapprochant volontairement du déguisement et dégaine improbable. Le plus curieux est la façon dont la presse en parle. C’est la « révélation« . (Un article lui sera bientôt réservé)

Mais la révélation de quoi? d’un monde qui brasse de l’air et qui peine à se réinventer? Très probablement!

Ce qui est le plus dérangeant c’est que la mode s’éloigne de sa fonction première et secondaire pour ne se consacrer qu’à sa troisième fonction. Je m’explique. La mode est un système de tendances qui s’appuie sur une fonction de base qui est habiller pour couvrir du froid. On en convient, à l’image de certaines tenues conçues de bouts de tissus, cette fonction est aujourd’hui complètement obsolète. La seconde est consacrée au style. Donc on se couvre oui, mais pas n’importe comment. Il y a des règles qui prévalent, du moins qui prévalaient pour aboutir à un résultat plus ou moins harmonieux.

Actuellement, il est assez aisé de constater que tout le monde se fout de la fonction numéro 1 et que la deuxième est volontairement ignorée au profit de ce qu’on appelle la liberté d’expression. Il reste donc la troisième fonction qui est : utiliser l’accoutrement pour se démarquer de ses semblables, dont la similitude, prétendument angoissante justifie des prouesses en matière de ridicule. Mais dans ce jeu là, point de ridicule. La caricature est le niveau zéro de l’apparence. Autrement dit les enchères sont ouvertes qui dit mieux?

Alli

Tellement d’accord! même si j’avoue être une chienne galeuse en attente de chaque défilé derrière mon petit écran …..

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