Pourquoi les modèles de Gucci Portent-ils leur tête?

SATIRE & CATWALK

pourquoi les modèles de gucci portent-ils leur tête?

Fidèle à lui-même, Alesandro di Michele ne s’est pas contenté de présenter sa dernière collection, il s’est aussi assuré d’insérer un nombre d’éléments hétéroclites suffisants pour nous prendre la tête  le plus possible. Parmi eux, des têtes décapitées à l’effigie de leur propriétaire. Mais pourquoi?

Probablement, si l’on cherche dans l’antiquité ou autres périodes chargées de symboliques,  un élan artistique pourrait justifier cette façon nonchalante d’arborer sa propre tête.

Notre verdict s’éloigne très fortement de la supposée tactique d’expression d’un artiste incompris dans un monde qu’il peine lui-même à comprendre. 

A l’instar d’un(e) bloggeur(se) ou d’un(e) journaliste, nous rejoindrons les rangs massifs de la pensée unique. Pensée selon laquelle Alessandro Di Michele « a un grand talent! »A la différence que nous, nous savons de quel talent il s’agit:  il est bien meilleur communiquant que couturier et surtout bien loin du profil de l’artiste torturé à l’idée d’appartenir à un monde qui ne lui ressemble pas. Il est tellement bien inséré dans son monde, que c’est lui-même qui en tient les rênes. 

Autre qualité, il est très lucide sur la perche tendue au fast fashion. A peine le défilé réalisé, le fast fashion se lance dans ce qu’il sait faire de mieux : le copié-collé. Face à cette presque concurrence, le luxe doit se distinguer pour subsister. C’est là que ça se corse.. Conscient d’être dans un monde où la qualité n’est plus vendeuse. Il faut trouver ce qui motivera à mettre la main au portefeuille. Et à ce stade, on ne vaut pas mieux que le fast fashion : nous nous inspirons de ceux qui ont de la personnalité et donc une voix sur les réseaux. L’enjeu pour les marques est d’être digne d’intérêt pour ces personnes, qui certes n’y comprennent rien mais ont de l’INFLUENCE!

La ruse sera alors de choquer le public, de le dégouter même parfois pour faire couler de l’encre le plus longtemps possible afin de ne pas être remplacé par une autre marque qui aura su marquer le coup par des artifices très éloignés de l’habillement mais néanmoins savamment pensés, et surtout à la portée de tout le monde. 

Avec les réseaux, la vie est devenue un spectacle où l’acteur principal se doit de se réinventer chaque jour au risque de perdre son public. C’est un pas de deux où faiseurs de tendances et influenceurs s’unissent pour assurer un succès réciproque, l’un étant devenu indispensable à l’autre.

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pourquoi les modèles de gucci portent-ils leur tête?

Fidèle à lui-même, Alesandro di Michele ne s’est pas contenté de présenter sa dernière collection, il s’est aussi assuré d’insérer un nombre d’éléments hétéroclites suffisants pour nous prendre la tête  le plus possible. Parmi eux, des têtes décapitées à l’effigie de leur propriétaire. Mais pourquoi?

Probablement, si l’on cherche dans l’antiquité ou autres périodes chargées de symboliques,  un élan artistique pourrait justifier cette façon nonchalante d’arborer sa propre tête.

Notre verdict s’éloigne très fortement de la supposée tactique d’expression d’un artiste incompris dans un monde qu’il peine lui-même à comprendre. 

A l’instar d’un(e) bloggeur(se) ou d’un(e) journaliste, nous rejoindrons les rangs massifs de la pensée unique. Pensée selon laquelle Alessandro Di Michele « a un grand talent! »A la différence que nous, nous savons de quel talent il s’agit:  il est bien meilleur communiquant que couturier et surtout bien loin du profil de l’artiste torturé à l’idée d’appartenir à un monde qui ne lui ressemble pas. Il est tellement bien inséré dans son monde, que c’est lui-même qui en tient les rênes. 

Autre qualité, il est très lucide sur la perche tendue au fast fashion. A peine le défilé réalisé, le fast fashion se lance dans ce qu’il sait faire de mieux : le copié-collé. Face à cette presque concurrence, le luxe doit se distinguer pour subsister. C’est là que ça se corse.. Conscient d’être dans un monde où la qualité n’est plus vendeuse. Il faut trouver ce qui motivera à mettre la main au portefeuille. Et à ce stade, on ne vaut pas mieux que le fast fashion : nous nous inspirons de ceux qui ont de la personnalité et donc une voix sur les réseaux. L’enjeu pour les marques est d’être digne d’intérêt pour ces personnes, qui certes n’y comprennent rien mais ont de l’INFLUENCE!

La ruse sera alors de choquer le public, de le dégouter même parfois pour faire couler de l’encre le plus longtemps possible afin de ne pas être remplacé par une autre marque qui aura su marquer le coup par des artifices très éloignés de l’habillement mais néanmoins savamment pensés, et surtout à la portée de tout le monde. 

Avec les réseaux, la vie est devenue un spectacle où l’acteur principal se doit de se réinventer chaque jour au risque de perdre son public. C’est un pas de deux où faiseurs de tendances et influenceurs s’unissent pour assurer un succès réciproque, l’un étant devenu indispensable à l’autre.

Lisa Sorce
Lisa Sorce

la critique est mon mode d'expression

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